Une prescription arrive presque toujours de la même façon : un dessin, une destination d’usage et une couleur que le concepteur a en tête et qui, sur la pierre, n’existe pas encore. Entre ce moment et la surface posée s’ouvre un parcours d’essais proche d’une recherche. C’est la part la moins visible des projets culturels menés en pierre de lave, et c’est elle qui décide du résultat.
Voici l’anatomie de ce parcours, racontée depuis l’atelier au pied du Vésuve : les questions que nous posons quand un brief arrive, le point où la lave impose une correction, les essais restés sur l’établi et ceux passés en production.
Les étapes se répètent à chaque projet. Ce qui change, c’est la matière qui les traverse.
La demande : brief, contraintes et objectifs du projet
Un projet en pierre de lave commence par une conversation. La lave que nous découpons vient de la carrière familiale de Terzigno et porte une histoire minérale précise : avant les formats, nous voulons savoir où elle se posera.
Les questions sont toujours les mêmes. Quelle surface — mur, sol, plan de travail, comptoir, élément au contact de l’eau — et quelle lumière l’atteint. Quelle continuité entre vertical et horizontal, et quels raccords le dessin exige. De là sort le périmètre technique, avant les quantités.
Le sur-mesure est notre manière ordinaire de travailler, jamais un ajout final : nous entrons quand le dessin est encore ouvert et restons jusqu’à la pose. La fourniture et la pose, les catalogues Ranieri les documentent à Twenty Old Bailey, Londres 2017, et à Six Milano, hôtellerie, 2023.