La question se pose en regardant le premier jour et trouve sa réponse la dixième année. Un sol en pierre mérite d’être prescrit lorsqu’il reste le bon sol après une décennie d’usage, après un changement de propriétaire, après la phase deux que personne n’avait mentionnée au programme, et après la portion qu’il a fallu déposer pour un passage technique. Le choix du format et du module devient dès lors une décision de plus long terme qu’il n’y paraît.
Pour la pierre de lave, la réponse honnête comporte trois volets, et un seul concerne la dureté. Le premier est ce que le sol doit encaisser. Le deuxième est la possibilité d’obtenir la même surface des années plus tard, point sur lequel la plupart des prescriptions en pierre naturelle échouent en silence. Le troisième est la manière dont le matériau vieillit quand on le laisse enfin tranquille.
Ce qui suit traverse ces trois volets, en s’appuyant sur les valeurs que Ranieri publie et en indiquant où les données publiées s’arrêtent.
Ce qu’un sol doit réellement encaisser
La documentation Ranieri décrit la lave comme plus dure et plus résistante que le marbre. Cette phrase donne une direction, et pour un sol le détail utile se trouve en dessous, dans les plages d’épaisseur et dans les familles de finition.
Les formats plats sont produits en 10, 20 et 30 mm, en carrés de 50 x 50 et 100 x 100 mm et en barrettes de 300 x 25 et 600 x 40 mm. Dix millimètres est l’épaisseur de la rénovation, qui descend sur un sol existant là où le niveau fini reste figé. Vingt et trente millimètres donnent un sol qui se comporte en sol, plage raisonnable là où le complexe se construit à neuf et où la pièce sera réellement utilisée.
Les applications déclarées couvrent le mur, le sol, l’intérieur, l’extérieur et la piscine. Huit des dix familles de surface sont déclarées pour la piscine, et les deux exceptions sont linear color et metallic stone. Ces deux exceptions pèsent lourd dans une résidence dotée d’un spa ou d’une terrasse de bassin, car elles resserrent la palette de la partie humide du plan avant même que la discussion esthétique ne commence.
Les valeurs chiffrées sont la part à demander plutôt qu’à présumer. Résistance à l’abrasion, classe de glissance, absorption d’eau et gélivité s’établissent pour la finition et le format concernés, et une prescription de sol doit les demander sous cette forme.